Assistance sexuelle aux personnes handicapées

Avis n° 74

« Faut-il considérer que les personnes handicapées connaissent des problèmes sexuels spécifiques? 

Si oui, comment remédier à ce problème spécifique ? 

Les avis des associations représentatives des personnes handicapées ont-ils déjà été sollicités ? 

Est-ce le rôle des pouvoirs publics que de s'emparer de cette question où celle-ci doit rester du seul ressort des individus et des interactions sociales informelles ? 

 

Si le rôle des pouvoirs publics apparaît pertinent: 

- L'assistance sexuelle peut-elle constituer un moyen valable et légitime de contribuer à la qualité de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées ? Peut-elle être considérée comme contribuant à la santé (au sens défini par l'OMS) de la personne handicapée ?

- Quelle serait la définition de l'assistance sexuelle ? 

- Faut-il la reconnaître et reconnaître un statut à ceux qui la pratiquent ? Si oui, quel serait ce statut ? En quoi et comment serait-il distinct de celui de la prostitution ? 

 

À supposer le principe de l'aide sexuelle accepté, 

- Les prestations des assistants sexuels doivent-elles être définies et classifiées par le législateur ? Selon quels critères en interrogation 

- À quel type de handicap faudrait-il accorder en priorité un accompagnement de ce type?

- Faudrait-il développer des pratiques adaptées en fonction du handicap (physique, mental) ? 

- Besoins féminins-besoins masculins : comment prendre en compte leurs différences ? 

- Comment protéger les personnes handicapées du risque de maltraitances sexuelles dans le cadre d'une assistance sexuelle ? - Comment éviter qu'un tel dispositif soit andro-centré et ne contribue, volontairement ou non, à la répétition de situations d'exploitation d'un sexe envers l'autre ? 

- Comment éviter le soupçon de l'État « proxénète » ?

 

Les diverses expériences menées notamment Suisse et ailleurs ont-elles déjà été évaluées ? » 

 

La question fut prise en considération par le Comité du 8 septembre 2014, qui décida de l’analyser en commission restreinte (CR 2014/3). Bien qu’en matière de vie sexuelle, un certain parallèle puisse être établi entre la situation vécue par certaines personnes âgées et celle vécue par les personnes handicapées, il a été décidé que le présent avis limiterait son analyse à la seule assistance sexuelle des personnes handicapées.

 

 

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Date de publication: 16/01/2018
 

KCE