Association Belge des Syndicats Médicaux

Papillomavirus

Les papillomavirus humains (HPV) appartiennent à une famille de virus comptant plus de cent variantes

22/01/2020 * Vaccin anti-HPV: les jeunes n’en savent pas assez

 

Alors que les infections à HPV sont les MST les plus courantes, les pré-adolescents sont mal informés. Des campagnes d’éducation à la santé sont nécessaires sur ce point. C’est du moins le cas en Italie mais il est probable que la situation en Belgique soit similaire.

 

Les infections à HPV représentent de nos jours les maladies sexuellement transmissibles les plus fréquentes à l'échelle mondiale. Il existe des moyens de prévention sûrs et reconnus. Et malgré cela, les connaissances sur ces infections, ainsi que les attitudes et la sensibilisation à leur propos restent particulièrement faibles.  Un groupe de chercheurs italiens s'est efforcé de mieux préciser l'état de la question. Ces spécialistes ont d'abord réalisé une revue de la littérature pour connaître l'évolution des outils de prévention, la complexité du processus de choix d'un vaccin et les défis posés par les hésitations et refus de vaccination parmi les pré-adolescents et leurs parents. Ils ont ensuite exploré les connaissances, pratiques et attitudes face à l'infection à HPV et à la vaccination dans un échantillon de pré-adolescents et leurs parents.

 

Importance de l'information

Dans l'article dont le résumé est ici repris, les auteurs rapportent la partie observationnelle de leur démarche. Ils ont utilisé deux questionnaires anonymes et auto-administrés, adaptés à la population ciblée et remplis par les répondants avant et après une intervention éducative. Entre les deux questionnaires, les auteurs ont organisé une phase d'éducation aux infections à HPV et aux maladies qui leurs sont liées, ainsi qu'aux stratégies de prévention. 

Tous les participants ont accusé une connaissance insuffisante (suboptimale) mais des attitudes positives dans les questionnaires pré-intervention. Les niveaux les plus élevés de connaissance et les attitudes les mieux adaptées s'observaient néanmoins chez les pré-adolescents qui fréquentaient les réseaux sociaux et qui avaient entendu parler des maladies sexuellement transmissibles à la maison, à l'école ou par un médecin. Il en allait de même pour les parents qui avaient reçu des informations de la part de leur médecin généraliste, d'un gynécologue, de membres de leur famille ou par les journaux. Après les sessions d'éducation, une amélioration significative de la sensibilisation des pré-adolescents à la vaccination a pu être enregistrée. 

 

Nécessité d'une éducation

Cette étude montre combien des programmes d'éducation pour la santé sont nécessaires, dans le but d'accroître les connaissances et d'améliorer la sensibilisation et les attitudes concernant les HPV, si on veut renforcer le succès des programmes d'immunisation. Le corps médical a bien entendu un rôle à jouer dans les conseils et recommandations à ce propos. 

 

Référence

Icardi G. et al. Burden and prevention of HPV. Knowledge, practices and attitude assessment among pre-adolescents and their parents in Italy. Curr Pharm Des. 2020 Jan 13. doi: 10.2174/1381612826666200114100553. 

 

Source: Mediquality

 

 

Les infections à papillomavirus humains sont les infections sexuellement transmissibles les plus répandues sur la planète. La Belgique élargit la vaccination aux jeunes garçons.

 

Les infections à papillomavirus humain, ou HPV, peuvent être à l’origine de cancers. Le plus connu est celui du col de l’utérus. Pour diminuer la transmission de ces infections, depuis 2011, une vaccination est recommandée aux jeunes filles dans le cadre du Programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Toutefois, les hommes sont donc eux aussi concernés. En effet, l’évolution des connaissances a montré que le HPV cause également des cancers de la vulve, du vagin, du pénis, de l’anus, de la bouche et du pharynx. Et dans certains cas, le virus peut provoquer, tant chez les hommes que chez les femmes, des verrues génitales. Un quart des cancers liés aux papillomavirus touchent les hommes. Le Conseil Supérieur de la Santé recommande donc désormais de vacciner les garçons aussi.

 

Cet élargissement de la vaccination est déjà en place dans d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Australie, ou encore certaines provinces du Canada. En Belgique, aussi bien en Flandre qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est à partir de septembre 2019 que les gestionnaires des différents programmes élargiront la recommandation de vaccination aux garçons.

 

Ainsi, dès septembre 2019, si votre enfant (fille ou garçon) est inscrit en 1ère différenciée, en 2ème secondaire ou est âgé de 13-14 ans et fréquente l’enseignement spécialisé, le vaccin lui sera accessible gratuitement. Votre enfant pourra être vacciné par votre médecin traitant ou via les services en charge de la promotion de la santé à l’école (PSE).

 

Plus un nombre important de filles et de garçons seront vaccinés, plus les chances de voir le virus disparaître complètement de nos régions augmentera. Cela aura pour conséquence d’éliminer les infections et complications liées aux HPV.

 

Vous souhaitez plus d’informations sur cette vaccination ?
Les infections à papillomavirus humains (HPV)
A chaque âge sa vaccination : 13-14 ans

 

Source: vaccination-info.be

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10/05/2019

 

La Belgique deviendra, à la rentrée 2019, un des rares pays au monde à recommander la vaccination des garçons en plus de celle des filles déjà effective.

 

Tous les jeunes entre 9 et 14 ans pourront être vaccinés. C'est une avancée importante quand on sait que le HPV est responsable de plus de 1.000 nouveaux cas de cancer chaque année.

 

Les papillomavirus humains (HPV) appartiennent à une famille de virus comptant plus de cent variantes. Les conséquences d'une infection peuvent, selon le type de papillomavirus, aller des verrues génitales aux cancers. Plus de 99 % des cancers du col de l'utérus sont provoqués par une infection chronique par papillomavirus.

 

Les papillomavirus sont particulièrement contagieux. On estime que jusqu'à 80 % des hommes et femmes sexuellement actifs entrent en contact avec un papillomavirus une ou plusieurs fois au cours de leur vie. Les infections se transmettent aussi régulièrement via la main et la bouche. Les rapports sexuels protégés ne constituent donc pas une garantie absolue d'éviter la contagion. Ils réduisent simplement les risques de propagation du virus. Ils protègent également d'un grand nombre d'autres maladies sexuellement transmissibles.

 

Cliquez ICI pour consulter la brochure éditée par la Fondation contre le Cancer

Date de publication: 24/01/2020