Association Belge des Syndicats Médicaux

Vaccins

Préparation et administration de vaccins

Le Moniteur du 30 mars 2016 a publié un arrêté royal modifiant la liste de prestations techniques de l’art infirmier et de la liste des actes pouvant être confiés par un médecin à des praticiens de l’art infirmier (listes figurant en annexe de l’arrêté royal du 18 juin 1990). Cet arrêté royal est entré en vigueur dès le 9 avril 2016.

La modification concerne la préparation et l’administration de vaccins :

  • Cet acte est inséré dans les prestations techniques de l’art infirmier nécessitant une prescription médicale (Annexe I de l’A.R. 18.06.1990, liste B.2, point 1.7. Administration de médicaments)
  • L’arrêté royal supprime donc en conséquence la prestation « Préparation et administration de vaccins, en présence d’un médecin » de la liste des actes (médicaux) pouvant être confiés par un médecin à un praticien de l’art infirmier (Annexe II de l’A.R. 18.06.1990, liste C)

L’Académie Royale de Médecine de Belgique (ARMB) avait déjà rendu un avis favorable sur ce sujet, estimant que « la possibilité de vaccination autonome (sans la présence d’un médecin) par les infirmiers permettra de réaliser rapidement et en temps utile les programmes de vaccination et la vaccination en général.» Selon cet avis de l’ARMB, cela s’applique également pour les tests à la tuberculine intradermique.

L’ARMB ajoute entre autres les recommandations suivantes pour encadrer la prestation :

  • La vaccination s’effectue sur indication et prescription d’un médecin, qui, par sa prescription, assume la responsabilité de toute vaccination.
  • L’infirmier(ère) s’informe au préalable où et comment il/elle peut joindre le médecin si nécessaire ; il/elle dispose sur place d’une trousse contenant la médication et le matériel nécessaire sur base de l’avis du médecin prescripteur. Le médecin informe au préalable l’infirmier(ère) sur comment agir en cas de complications e.a. une réaction anaphylactique et un choc. L’infirmier(ère) répondra également de sa formation complémentaire dans le domaine de la réanimation et du traitement d’effets indésirables et de complications.
  • Après la vaccination, l’infirmier(ère) fait attention à d’éventuels effets indésirables, et en cas de complications, le médecin vient immédiatement sur place afin de reprendre et de poursuivre le traitement commencé.

S’appuyant sur cet avis, la Commission Technique de l’Art Infirmier (CTAI), à son tour, a rendu un avis le 22 septembre 2015 (cliquez ici) se ralliant à la position de l’ARMB, en précisant encore ceci :

  • En ce qui concerne les injections intradermiques de tuberculine : l’administration et l’interprétation des tests intradermiques et cutanés sont déjà des prestations techniques de l’art infirmiers (liste B.2, point 6)
  • En ce qui concerne l’administration de vaccins, le CTAI recommande que l’infirmier et le médecin définissent ensemble une procédure reprenant les observations et les précautions nécessaires, point d’ailleurs obligatoire pour une prestation technique de l’art infirmier nécessitant une prescription (Art. 7ter de l’A.R. du 18.06.1990)

 

Vous trouverez l’arrêté du 18 juin 1990 coordonné sur le site de l’ABSYM,  à la page Lois à répertoire alphabétique à la rubrique Exercice de la profession

 

Réf. :

29 FEVRIER 2016. - Arrêté royal portant modification de l'arrêté royal du 18 juin 1990 portant fixation de la liste des prestations techniques l'art infirmier et de la liste des actes pouvant être confiés par un médecin à des praticiens de l'art infirmier, ainsi que des modalités d'exécution relatives à ces prestations et à ces actes et des conditions de qualification auxquelles les praticiens de l'art infirmier doivent répondre, M.B. 30.03.2016 - p. 21598.

 

Date de publication: 13/04/2016