Association Belge des Syndicats Médicaux

Communiqué de presse: Planification médicale et Numerus Clausus

Pauvres étudiants. Voilà près de vingt ans que la planification du nombre de diplômés en médecine est pris à bras le corps.

A bras le corps est une expression réaliste car les solutions prises à l’emporte-pièce à gauche et à droite ressemblent plus à des défis qu’autre chose. Elles donnent souvent l’impression d’un sabotage organisé dont les étudiants sont à la fois l’instrumentalisation et les victimes.

 

Dire que la Communauté française s’est mal comportée est un euphémisme. Qu’elle soit rappelée à la réalité par la Ministre De Block est un fait. Que cela ne fasse pas plaisir au Ministre Marcourt en est un autre bien qu’il ne soit pas responsable de la gabegie de tous ces prédécesseurs.

 

Il n’empêche que reprendre une solution qui a échoué est plus qu’un défi, c’est une provocation. Cette solution (concours au terme de la première année de médecine qui a  abouti aux reçus-collés antérieurement) n’a aucune chance d’aboutir. Elles mécontentent même les étudiants.

 

Que Monsieur Marcourt se justifie par la disparité profonde de la qualité de l’enseignement secondaire en Communauté française, voilà bien le scandale. Si c’est un fait, n’est-ce pas là qu’il faut trouver une solution par une année préparatoire (dans le secondaire ou l’universitaire, peu importe). Ainsi, ceux qui ne sont pas prêts auront le choix. A un moment où les études de médecine sont réduites de sept à six ans, une année préparatoire n’a rien de scandaleux. Les études de kinésithérapie n’ont-elles pas été portées à cinq ans et celles d’infirmières à quatre ans ?

 

Mais le sentiment profond de Monsieur Marcourt n’est-il pas de supprimer toute planification ? Dans cette optique, il n’agirait pas autrement. Il y a sans doute quelques arguments pour soutenir cette thèse. Le problème est que l’absence absolue de planification consiste pour les universités à accueillir un nombre double ou triple d’étudiants dont la majorité échouera après avoir tiré les niveaux d’études vers le bas et coûter un maximum à leur communauté.

 

 

De l’aveu même des doyens, les universités, même avec le secours de la profession, sont incapables d’assurer une formation professionnelle de qualité pour le nombre actuel de diplômés (2000 excédentaires plus une double promotion en 2018).

 

S’il faut davantage de médecins dans le cadre des soins de santé, nous pouvons en discuter mais supprimer toute planification tient à l’aventurisme et à l’absence de sens de responsabilité.

 

 

Dr Marc Moens                                                                     Dr Roland Lemye

Vice-président de l’ABSyM                                                 Président de l’ABSyM

 

 

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