Association Belge des Syndicats Médicaux

Les diplômés Belges en médecine continuent a fuir la Belgique

Les demandes d’attestations adressées au Ministère de la Santé par des médecins diplômés belges désirant émigrer à l’étranger continuent à être très importantes.

 

2008: 

Diplôme de base :

217

 

Spécialistes reconnus :

281

 

Généralistes :

34

 

 

 

2009: 

Diplôme de base :

211

 

Spécialistes reconnus :

224

 

Généralistes :

35

 

 

 

2010 :

Diplôme de base :

178

 

Spécialistes reconnus :

184

 

Généralistes :

29

 

 

 

2011 :

Diplôme de base :

196

 

Spécialistes reconnus :

254

 

Généralistes :

34

L’effet du numerus clausus se fait un peu sentir en ce que le nombre de diplômés sans formation complémentaire permettant d’exercer pour l’INAMI et souhaitant partir, diminue.

Le nombre de généralistes désireux de quitter la Belgique reste modéré, ce qui correspond à la demande dans ce secteur. Le nombre de spécialistes désirant émigrer continue à être important, ce qui confirme la difficulté de trouver un poste attractif dans un certain nombre de disciplines, surtout dans la partie francophone du pays.

Par opposition, le nombre de diplômés UE ayant demandé à exercer en Belgique équilibre à peu près les départs en ce qui concerne les généralistes mais est inférieur en ce qui concerne les spécialistes, ce qui est logique dans la mesure où il y a de meilleures conditions dans les pays limitrophes mais double tout à coup en 2011 sans toutefois équilibrer les départs :

 2008 :       90

 2009 :       98

 2010 :       101

 2011 :       210

(Sources SPF Santé).

Afin de garder les diplômés coûteusement formés en Belgique, la seule voie consiste dans une amélioration des conditions de travail des spécialistes tentés actuellement par de meilleures conditions à l’étranger.

Cela invalide le raisonnement de certains gestionnaires d’hôpitaux préconisant la fin du numerus clausus pour provoquer une pléthore qui pourrait diminuer les prétentions des spécialistes hospitaliers. Cela augmentera simplement la fuite de spécialistes formés à grands frais.

Tant qu’il y aura des débouchés à l’étranger et tant que la qualité de la formation belge sera reconnue, les spécialistes excédentaires trouveront une échappatoire. Bien sûr, si la surpopulation des facultés francophones de médecine (où il n'y a pas d'examens d'entrée), rend aléatoire une formation clinique pratique suffisante, un baisse de qualité pourra forcer les médecins belges désormais dédaignés à rester en Belgique à n’importe quelles conditions.

Nous n’osons penser que c’est le pari des autorités.

 

 

Dr Marc MOENS

Président

12.03.2012