Association Belge des Syndicats Médicaux

Le modèle de concertation n'est pas mort

 

Il y a du changement au sein de l'Absym/BVAS. Tandis que Jacques de Toeuf a remis la présidence de l'Absym Bruxelles à Gilbert Bejjani, demain 18 mai, le syndicat élira un nouveau président. Au début de l'année dernière, Marc Moens avait déjà passé le flambeau en tant que secrétaire général du Groupement belge des médecins spécialistes (GBS). Il le fait désormais en tant que président de l'Absym.

 

Le Dr Marc Moens a 68 ans et est actif dans la défense professionnelle depuis trois décennies. Sa fin de présidence approchant, le journal du Médecin lui a tendu le micro. "La succession est prête", assure l'intéressé. "Le syndicalisme n'est pas encore mort. "

 

Bref historique

Marc Moens a assure la présidence de l'Absym douze ans durant. Suivant la tournante linguistique, qui met à la tête de l'association tantôt un francophone, tantôt un néerlandophone tous les trois ans. Le Dr Moens est donc entré en fonction pour la première fois en 1998.

 

Le spécialiste en biologie clinique a pris la tête de l'association l'année des premières élections syndicales, dont l'Absym est sortie victorieuse. Le taux de participation était alors de 71%. "À l'époque, les médecins pensaient que les élections étaient obligatoires", reconnaît Marc Moens. Depuis lors, la participation des médecins a diminué. Elle a d'ailleurs atteint son taux le plus bas l'an dernier, dans des circonstances défavorables il faut le dire. Mais une participation de seulement 24% suscite des réactions. La ministre De Block et le patron du SPF Santé publique, Pedro Façon, ont déjà remis en question le modèle de consultation avec les médecins.

 

La concertation est nécessaire

Ceci étant, le modèle de concertation est encore loin d'être mort. "Personne ne veut que cela se termine. Si les décideurs n'impliquent pas les médecins et les prestataires de soins de santé en général dans les décisions, leurs politiques ne peuvent qu'échouer. Laprise de conscience se fait également dans les hôpitaux, par exemple, où la performance et la qualité ne sont pas possibles sans la participation des médecins à la politique. "

 

La division des médecins n'est-elle pas un frein? " La polarisation est parfois à notre désavantage", admet Marc Moens. "Mais vous ne pouvez pas simplement gommer les contradictions idéologiques entre les syndicats. Défendre toutes sortes de frais fixes, ou même lutter pour un salaire, est en contradiction avec notre choix pour la profession libérale. Cela ne signifie pas que les syndicats de médecins ne peuvent pas travailler ensemble sur des points spécifiques."

 

Source : Le journal du médecin