Association Belge des Syndicats Médicaux

Communiqué de presse collectif: Donnez les mêmes chances aux jeunes Belges


L’accès aux professions de médecin et de dentiste menacé par l’immigration

 

Bruxelles, le 12 juillet 2016 – Dentistes flamands et médecins tirent la sonnette d’alarme : nos propres jeunes trouvent difficilement du travail. C’est la conséquence du système discriminatoire de mise en Belgique, estiment le syndicat des dentistes flamands (Verbond der Vlaamse Tandartsen – VVT) et l’Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM). Les jeunes médecins belges se voient rafler leur place par des médecins ressortissants de l’UE qui décrochent parfois plus facilement leur diplôme. Le VVT et l’ABSyM demandent aux autorités publiques de faire quelque chose. Un respect strict du quota maximal est primordial.


Les dentistes et médecins diplômés issus de l’UE peuvent, sans autre forme d’examen d’admission, venir travailler ou se spécialiser en Belgique. Bon nombre de dentistes et médecins étrangers n’ont pas bénéficié de la même formation de qualité et ne disposent pas de certaines compétences cliniques dont nos dentistes et médecins belges peuvent, quant à eux, se vanter.

 

Imposer un quota maximal à l’afflux étranger


Vu les circonstances plus difficiles et économiquement moins intéressantes auxquelles ils sont confrontés, un certain nombre de dentistes et médecins issus de l’UE cherchent à s’établir ailleurs. La Belgique représente alors la terre promise : pour de nombreux pays, la Belgique est injustement considérée comme un pays souffrant d’un cruel manque de dentistes et de médecins. Ces confrères étrangers voient alors un vide à combler sur le marché belge mais rien n’est moins vrai : si la planification belge en termes de personnel n’est pas respectée, nous ferons vite face à une situation d’offre excédentaire.

 

C’est la raison pour laquelle le VVT et l’ABSyM demandent au gouvernement d’imposer un quota maximal à cet afflux migratoire. Maintenant qu’une réforme de l’Union européenne est massivement envisagée, les représentants du gouvernement belge auprès de l’UE doivent en faire une priorité de premier ordre. S’il reste tout de même encore de la place pour les médecins et dentistes étrangers, il n’est pas moins indispensable de procéder à une évaluation scientifique équivalente de leur formation. Il est essentiel de réserver à nos propres jeunes le nombre de places de dentistes et de médecins à pourvoir. Si toutefois il restait encore des places, les médecins/dentistes étrangers pourraient alors se les voir proposer.

 

Les examens linguistiques sont trop faciles : inconvénient pour le patient


En outre, les patients aussi font les frais de cette immigration. Les médecins/dentistes étrangers reçoivent un numéro INAMI à partir du moment où ils maîtrisent une des trois langues nationales. Les examens linguistiques sont si faciles qu’un étranger qui, par défaut, parle parfaitement l’une de ces trois langues, se voit autorisé à soigner des patients dans chacune des trois Communautés. Le VVT et l’ABSyM estiment que cette situation ne peut plus durer. Un patient doit être abordé dans la langue de sa communauté et non dans une des trois langues nationales. C’est ce qui est légalement prévu dans la Loi relative aux Droits du patient.

 

Numerus fixus


Selon le VVT et l’ABSyM, les procédures d’admission souffrent également de certaines lacunes. Elles diffèrent en Flandre et en Belgique francophone. Pour rester dans les quotas fédéraux, la Flandre a prévu un examen d’entrée alors qu’à partir de cette année, les Francophones – si le Ministre Marcourt tient parole - prévoient pour la première fois une sélection à l’issue de la première année de baccalauréat.

 

Le VVT et l’ABSyM estiment qu’un numerus fixus doit être établi et que tous les candidats aux études de médecine/dentisterie – y compris les ressortissants étrangers – doivent prendre part à un examen d’entrée fédéral. Les étudiants enregistrant les meilleurs scores obtiendront dès lors la priorité quant au choix d’une formation de médecin ou de dentiste ainsi que le choix de l’université.

 

Planification des besoins en personnel


La Belgique dispose actuellement de suffisamment de dentistes et de médecins mais le VVT et l’ABSyM craignent toutefois un retrait de la profession d’ici une dizaine d’années. Dans les années ’80 du siècle passé, le nombre de médecins et de dentistes s’est vu doubler en dix ans de temps. Soudain, nous avons assisté à une suroffre. Le VVT et l’ABSyM avaient alors réussi à convaincre le monde politique de l’importance de procéder à une planification des ressources humaines. Depuis lors, nous sommes passés d’une offre excédentaire à un nombre de médecins/dentistes en équilibre avec la demande de soins.

 

Le VVT et l’ABSyM continuent à plaider en faveur d’un maintien de la planification grâce à laquelle tous les candidats aux études de médecine et dentisterie seraient traités de la même manière, de sorte que les étudiants flamands ne subiraient plus l’absence d’un examen d’entrée du côté francophone et grâce à laquelle les candidats-médecins/dentistes belges ne seraient plus victimes d’une immigration sans aucune sélection préalable des médecins et des dentistes diplômés à l’étranger.

 

### Fin du communiqué de presse ###


Pour toute interview avec Marc Moens, Président de l’ABSyM, et Stefaan Hanson, porte-parole du VVT, ou pour toute information complémentaire, veuillez prendre contact avec


ABSyM

Marc Moens

+ 32 477 28 12 60

 

VVT
Stefaan Hanson
+32 478 88 80 80

 

FAMOUS Relations
Liesbeth Pyck
+32 499 34 01 95
Liesbeth.pyck@famousrelations.be

 

Au sujet du Verbond der Vlaamse Tandartsen (VVT) : Comptant plus de 3500 membres, l’asbl VVT représente pas moins de 80% des dentistes actifs en Flandre. Le VVT a été fondé en 1987 et est issu d’une fusion des associations scientifiques et syndicales. Avec son Vlaamse Werkgroep voor Gezonde Tanden (groupe de travail flamand pour des dents saines), il promeut l’importance de la prévention et du bonne hygiène buccale auprès d’un large public. Le VVT offre également un soutien administratif, juridique et fiscal à ses membres et représente les intérêts des dentistes flamands auprès des autorités publiques, aussi bien au niveau social, scientifique et syndical. Il dispose de dix-neuf départements locaux et son Institut de formation professionnelle organise pas moins de soixante pourcents de la formation professionnelle accréditée en Flandre.

 

Au sujet de l’Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM) : L’Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM) est le plus grand syndicat de médecins de Belgique qui défend, de manière cohérente, les intérêts professionnels des médecins auprès des différents autorités. Par ailleurs, l’ABSyM est l’unique structure fédérale au sein de laquelle généralistes et spécialistes unissent leurs forces pour une médecine basée sur les valeurs et les intérêts des médecins et des patients. L’ABSyM a été fondée en 1963 et est composée de cinq bureaux régionaux.