Association Belge des Syndicats Médicaux

Le travail syndical

Tous ceux qui exercent des responsabilités au sein de la Chambre syndicale, que ce soit au plan local, régional ou national, le font bénévolement. Ils consacrent à la défense professionnelle beaucoup de temps arraché à leurs loisirs et à leur activité professionnelle.

Le Conseil d'administration se réunit en principe une fois par mois ; quant au Comité directeur, il se réunit chaque vendredi. En ce qui concerne les diverses commissions camérales, et elles sont nombreuses, c'est généralement le soir qu'elles se réunissent et il n'est pas rare que la séance de travail se termine après minuit.

A cela, il faut ajouter la participation aux réunions de l'ABSyM : commissions techniques et monospécialisées, où nous confrontons notre point de vue avec celui des autres Chambres et essayons de faire valoir le nôtre, réunions mensuelles du Conseil d'administration et hebdomadaires du Comité directeur, le tout toujours en soirée... et à Bruxelles... !

Pour ce qui est de la participation aux diverses séances des très nombreux conseils, commissions ou comités officiels où siègent des représentants des Chambres syndicales, les réunions se tiennent toutes à Bruxelles et en général le matin ou l'après-midi, ce qui pose de délicats problèmes d'organisation de leur activité professionnelle à ceux qui siègent dans ces diverses instances.

Et il n'est pas question de ne s'y rendre que de temps en temps, car les ordres du jour sont toujours chargés et recèlent à chaque fois des menaces diverses qu'il importe de déceler rapidement et de contrer lors de la discussion et du vote qui s'ensuit.

Il faut ajouter à cela les rencontres et les négociations avec les ministres nationaux, régionaux ou communautaires et avec tous ceux qui détiennent un certain pouvoir dans tous les domaines qui concernent la défense professionnelle.

Il faut y ajouter aussi le travail d'information des membres et des autres au moyen de nombreuses réunions spécifiques sur le terrain ou dans les locaux syndicaux, les réponses à apporter aux nombreuses lettres, demandes d'avis et appels téléphoniques reçus chaque jour, etc.

Ce n'est donc pas seulement du temps - beaucoup de temps - que les responsables syndicaux consacrent à la défense professionnelle, mais aussi de l'argent : ils ne sont rémunérés ni pour le travail effectué, ni pour les pertes de revenus que celui-ci leur occasionne au niveau de leur activité professionnelle ; de plus, ils sont tenus de payer leur cotisation comme n'importe quel membre.

A l'inverse d'autres mouvements syndicaux qui sont dirigés par des professionnels, la doctrine que les Chambres syndicales ont toujours défendue repose sur le principe que les responsables des décisions doivent être des praticiens confrontés comme tous les autres aux difficultés quotidiennes de la médecine.

Date de publication: 02/01/2014