Association Belge des Syndicats Médicaux

Nos 5 premiers points d’action

  1. Le rôle central du généraliste
  2. Les médecins, co-gestionnaires
  3. Une sécurité accrue pour les médecins
  4. Une formation de qualité et un meilleur statut social
  5. Une politique correcte pour les fins de carrière

ÉLECTIONS MEDICALES 2018 - PROGRAMME ABSYM

 

1. Le rôle central du généraliste

L’ABSyM défend le rôle central et le leadership du généraliste, particulièrement en ce qui concerne la prise en charge des patients confrontés à une maladie chronique. Dans la vision qu’elle défend, le généraliste est à la barre du réseau multidisciplinaire qui propose des soins aux patients chroniques et auquel les médecins spécialistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes et prestataires paramédicaux apportent chacun sa propre expertise. Qui d’autre que le généraliste peut se prévaloir d’être l’expert des soins chroniques parmi une multitude de pathologies ? Il serait illusoire d’espérer améliorer la prise en charge des malades chroniques en introduisant un surcroît de bureaucratie et en créant une confusion quant aux rôles des uns et des autres.

Mais oui, vous pensez comme nous !

 

2. Les médecins, co-gestionnaires

L’ABSyM est parvenue à obtenir des garanties pour l’implication stratégique et opérationnelle des médecins au sein de la gouvernance des réseaux hospitaliers. La participation des nouveaux conseils médicaux des réseaux a ainsi été sensiblement élargie. Alors que des conflits et blocages survenaient régulièrement autrefois parce que les médecins n’étaient pas entendus, force est de constater qu’aujourd’hui grâce à la création du modèle de consensus les médecins doivent être écoutés.

Grâce à l’ABSyM, les accords qui existent à l’heure actuelle en matière de suppléments resteront également valables pour les honoraires forfaitaires de soins à basse variabilité. Les médecins conserveront donc le droit de facturer des suppléments sur ces honoraires forfaitaires. Chaque dispensateur de soins sera informé de manière objective de sa part dans ces honoraires forfaitaires.  Le conseil médical supervise.

Mais oui, vous pensez comme nous !

 

3. Une sécurité accrue pour les médecins

Les médecins sont régulièrement confrontés à des violences physiques ou verbales. On assiste aussi à une augmentation des violences psychologiques (p.ex. chantage) ou sexuelles, en particulier chez nos consœurs. Cela doit cesser ! Nous appelons les autorités à mettre en place d’urgence des campagnes grand public pour appeler à plus de respect envers les dispensateurs de soins. Nous réclamons une politique de tolérance zéro pour les agressions à l’encontre des prestataires de soins. Les médecins victimes d’agressions doivent savoir où ils peuvent signaler de tels incidents et où ils doivent s’adresser pour un soutien (psychologique).

La concertation entre le parquet et les prestataires de soins, avec secret professionnel partagé, est l’une des grandes réalisations de l’ABSyM.

Cette collaboration ne peut toutefois pas se borner à des initiatives locales. Nous mettons notre savoir-faire à disposition pour l’élaboration de protocoles-types entre la police et les généralistes. Pour pouvoir proposer aux patients des soins de qualité, nous devons pouvoir exercer notre profession dans un environnement sûr.

Mais oui, vous pensez comme nous !

 

4. Une formation de qualité et un meilleur statut social

Avec la double cohorte de jeunes médecins qui entament cette année leur formation professionnelle, il est nécessaire de prévoir davantage de places de stages. La ministre De Block a assoupli les règles d’agrément des maîtres de stages, répondant ainsi à une demande de l’ABSyM. La voie est également ouverte pour permettre aux maîtres de stage déjà agréés de former davantage de candidats spécialistes. Les maîtres de stage qui veulent élargir leur capacité de stage devront justifier comment ils pourront continuer à garantir la qualité de la formation. Il est extrêmement important pour nous que tous les médecins récemment diplômés aient l’opportunité de suivre une formation professionnelle de qualité.  Sous pression constante de l’ABSyM, la Ministre a finalement pu dégager un budget.

Au cours de leurs longues années de formation, les médecins en formation professionnelle ne jouissent que d’une protection sociale limitée. En outre, ces années ne contribuent pas à la constitution d’une pension légale. Une amélioration du statut sui generis des médecins en formation reste donc aussi une priorité de l’ABSyM.

Mais oui, vous pensez comme nous !

 

5. Une politique correcte pour les fins de carrière

L’ABSyM s’investit activement en faveur d’une politique correcte pour les fins de carrière. Nous avons déjà obtenu le droit, pour les médecins, de conserver une activité illimitée après l’âge de la retraite.  A notre demande, une réglementation pour préserver le statut social INAMI est en cours de création. En ce qui concerne l’obligation de recours à la prescription électronique des médicaments, les confrères et consœurs de plus de 62 ans peuvent en outre – s’ils le souhaitent – profiter de mesures d’ « extinction » progressive de l’ordonnance papier. Les collègues âgés doivent pouvoir continuer à exercer leur profession aussi longtemps qu’ils le souhaitent.

Leur expérience et leur dévouement sont indispensables à nos soins de santé.

Mais oui, vous pensez comme nous !