Association Belge des Syndicats Médicaux

Les points 11 à 15

  1. Un meilleur équilibre entre travail et vie privée
  2. La prescription réservée aux médecins 
  3. Un financement correct pour la formation de tous les médecins
  4. Une solution pour la double cohorte
  5. Pour une politique de santé que nous voulons transmettre

ELECTIONS MEDICALES 2018 - PROGRAMME ABSYM

Les points 11 à 15

11. Un meilleur équilibre entre travail et vie privée

L’ABSyM soutient toutes les mesures qui permettent d’assurer aux médecins un meilleur équilibre entre travail et vie privée. Celui-ci, encore trop souvent fragile, contribue à la survenue du burnout, une problématique beaucoup trop fréquente chez les médecins. Nous souhaitons donc aider activement à trouver une solution pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. L’élargissement de la loi sur la durée du travail des médecins en formation (loi Milquet, 12 décembre 2010) fait partie des réalisations majeures de l’ABSyM.
Nous sommes convaincus que si les médecins, aussi après leur formation, pouvaient accorder une attention suffisante à leur santé et à leur bien-être, ce serait tout bénéfice pour la qualité des soins et donc pour les patients.
Mais oui, vous pensez comme nous !

 

12. La prescription réservée aux médecins

L’ABSyM estime que la prescription de médicaments, d’examens de radiologie, de biologie clinique, de kinésithérapie et de soins infirmiers devrait être exclusivement réservée aux médecins généralistes et spécialistes. Les médecins ont en effet connaissance de l’ensemble du dossier médical et leur comportement prescripteur s’inscrit dans le cadre d’un suivi étroit du patient, de sa trajectoire de soins et de son état de santé. Dans notre pays, les dentistes et, depuis 2014, les sages-femmes sont autorisés à prescrire des médicaments mais de manière limitée. L’ABSyM ne juge pas nécessaire d’aller plus loin et s’oppose à ce que la prescription soit élargie à d’autres prestataires de soins tels que les pharmaciens et les infirmiers, comme cela se fait dans certains pays voisins.
Mais oui, vous pensez comme nous !

 

13. Un financement correct pour la formation de tous les médecins

En accord avec l’Association des médecins spécialistes en formation (AMSF) et le Vlaams geneeskundig studentenoverleg (VGSO), l’ABSyM plaide en faveur d’un financement transparent de la formation pour tous les médecins. Pour 2016 et 2017, l’ABSyM exige que les maîtres de stage non universitaires soient rapidement payés grâce au budget de 10 millions d’euros prévu à cet effet dans l’accord médico-mutualiste.
Un nouveau modèle de financement devrait par ailleurs être élaboré à partir de 2018. L’ABSyM exige la participation à sa gestion. Le projet prévoit en effet qu’aussi bien les honoraires de l’assistance opératoire, le budget des maîtres de stage non universitaires et le volet formation du budget des moyens financiers (BMF) des hôpitaux universitaires soient versés dans un « pot commun ». Le budget de 18,4 millions d’euros dégagé par la Ministre De Block pour financer le volet pédagogique de la formation est un grand pas dans la bonne direction, mais une telle formation nécessitera des moyens supplémentaires.
Mais oui, vous pensez comme nous !

 

14. Une solution pour la double cohorte

Avec la double cohorte de jeunes médecins qui entament cette année leur formation professionnelle, il est nécessaire de prévoir davantage de places de stages. La ministre De Block a assoupli les règles, répondant ainsi à une demande de l’ABSyM.  La voie est donc ouverte pour permettre aux maîtres de stage déjà agréés de former davantage de candidats généralistes et spécialistes. Pour ceux qui veulent élargir leur capacité de stage, ils devront justifier comment ils pourront continuer à garantir la qualité de la formation. L’ABSyM a lancé, à deux reprises, un appel à tous les maîtres de stage agréés qui souhaitent élargir leur capacité d’accueil de stagiaires pour qu’ils rentrent leur dossier auprès du SPF Santé publique avant la date-butoir du 30 avril 2018.
L’ABSyM juge extrêmement important que tous les médecins récemment diplômés aient l’opportunité de suivre une formation professionnelle de qualité.
Mais oui, vous pensez comme nous !

 

15. Pour une politique de santé que nous voulons transmettre

Pour affronter les défis qui nous attendent, il est aujourd’hui nécessaire d’introduire un certain nombre de changements auxquels l’informatisation et la collaboration multidisciplinaire sont indissolublement liées. La question qui se pose ici est de savoir si des structures contraignantes telles que des postes de garde imposés, des modes de pratique assortis d’une accréditation et un financement au forfait obligatoires sont vraiment le modèle que nous devons imposer à nos jeunes collègues. L’ABSyM juge au moins aussi important que les médecins de demain puissent continuer à entreprendre, à développer librement leur pratique et leurs collaborations et à prendre plus de temps pour leurs malades et pour leurs proches que pour leurs obligations administratives. En un mot, nous voulons réaliser une vision à long terme qui offre aux générations futures toutes les chances d’entamer leur carrière avec enthousiasme et passion !
Mais oui, vous pensez comme nous !