Association Belge des Syndicats Médicaux

"Ensemble vers l'avenir"

Lettre ouverte

Bruxelles, le 29 mai 2014

 

Chers Collègues,                                                                                                                                        

 

Les défis sociétaux, politiques, sociaux et financiers auxquels seront confrontés les médecins dans les quatre années à venir, risquent de bouleverser totalement la profession et d’en changer fondamentalement les conditions d’accès et la pratique au quotidien.

 

Les résultats financiers de nos hôpitaux sont d’ailleurs en constant recul.

 

Les programmes défendus par les partis veulent au mieux autoriser une augmentation des dépenses de l’assurance maladie de 1,5%, inflation déduite, ou même une croissance nulle.

 

Le projet consistant à introduire un financement all-in pour les hôpitaux est la porte ouverte à davantage de paiements forfaitaires.

 

Nous avons de bonnes raisons de réfléchir à l’avenir du paysage hospitalier et au financement de nos hôpitaux. Ces derniers comptent plus de lits et de jours d’hospitalisation que tous les autres pays européens. Les déficits chroniques encouragent à accroître le nombre d’actes médicaux à pratiquer. Pourtant, le coût effectif de la médecine dans notre pays n’est pas très élevé et il n’existe ni listes d’attente, ni rationnement. Pour limiter les dépenses dans nos soins de santé en assurant quand même un accès aisé et des soins de qualité sans listes d’attente, les hommes et femmes politiques, ainsi que les experts, jouent avec des thèmes tels que forfaitarisation, financement prospectif par pathologie, regroupements, transparence, digitalisation, gains en efficacité, création de plus-value…

 

Une chose est sûre: sans l’intervention d’un syndicat de médecins qui se montre fort, nos revenus diminueront et notre autonomie professionnelle s’en trouvera menacée. En outre, les mutuelles et les partis politiques cultivent un a priori évident contre les médecins demandant des suppléments, tout bonnement considérés comme des chasseurs de profit. En ces temps de sous-financement, les suppléments permettent également de maintenir l’infrastructure médicale sur pied, ce qui est dans l’intérêt de l’ensemble des patients!

 

L’ABSyM est souvent considérée comme réfractaire à toute réforme et encline à n’encourager qu’une médecine liée à la performance. Au contraire, nous sommes d’avis que chaque proposition mérite d’être évaluée sur la base de son bien-fondé. L’objectif doit en effet rester d’offrir des soins de santé accessibles, abordables et de qualité.

En ce qui concerne le financement dit “all-in”, nous voulons surtout garder à l’esprit la finalité de cette réforme. Il faut à tout prix que l’objectif premier soit que le médecin garde le contrôle de ses honoraires.

 

L’ABSyM est un syndicat mixte. A nos yeux, la concertation entre médecins spécialistes et généralistes a toujours été fondamentale. L’ABSyM, forte de cette collaboration étroite des généralistes et des spécialistes, a toujours lutté pour défendre une revalorisation substantielle des revenus des médecins. Un syndicat n’agissant que pour les médecins généralistes, comme le fait Avenir Alliance des Médecins (AADM), ne pourrait jamais prétendre à un tel résultat.

 

L’ABSyM dispose d’une équipe de médecins et de collaborateurs rôdée et expérimentée. Une équipe qui, dans le but de faire amender des textes de loi ou encore de formuler des objections, avance en permanence des arguments pertinents dans des discussions parfois longues et pénibles avec les politiques, les mutuelles et l’INAMI.

Et ce, pas seulement au niveau fédéral, sur des problématiques comme la réforme du financement des hôpitaux, les projets de loi relatifs à la pratique dans les soins de santé ou à l’accessibilité, la défense des budgets et de nouveaux financements, mais également à l’échelle wallonne.

Un exemple édifiant reste le projet de décret relatif à l'organisation du réseau pour le partage de données entre acteurs des soins. Cela autorise le Ministère wallon de la Santé à fixer la nature et la forme des données à partager, en d’autres termes, le contenu du dossier médical. Notre syndicat a déjà formulé les remarques nécessaires au sujet de ce dossier.

 

Que vous soyez membre ou non d’une association syndicale, vous, médecins généralistes et spécialistes, êtes soucieux de vos patients. C’est pourquoi il est de votre devoir de choisir une association qui a à cœur de défendre les conditions d’exercice de notre profession.

Sans votre soutien massif, elle ne pourra faire le poids.

 

Merci de voter ABSyM-BVAS : LISTE 1


Dr Roland LEMYE, président ABSyM-BVAS

Président de la Chambre syndicale du Hainaut, de Namur et du Brabant Wallon.

 

Les Dr Luc DE CLERCQ (vice-président et président du VAS, afdeling Antwerpen, Limburg en Vlaams-Brabant), Béatrice DE DONDER (responsable du site web), Jacques de TOEUF (vice-président), Philippe DE WILDE (vice-président du VAS, afdeling Oost- en West-Vlaanderen), Louis DEFLANDRE (trésorier), Luc HERRY (président de la Chambre de Liège et du Luxembourg), Patrick DHAENENS (administrateur, ancien président du VAS, afdeling Oost- en West-Vlaanderen), Yves LOUIS (secrétaire général, président du VAS, afdeling Oost- en West-Vlaanderen), Michel MASSON (secrétaire général), Marc MOENS (vice-président et vice-président du VAS), Hilde Roels (administratrice, présidente du VAS), Michel VERMEYLEN (vice-président, président de la Chambre de Bruxelles et de l’AMF).

 

Rappelons que l’ABSyM-BVAS est composée des 5 chambres syndicales suivantes : Absym Bruxelles,  la Chambre syndicale du Hainaut, de Namur et du Brabant Wallon, la Chambre syndicale des médecins des provinces de Liège et du Luxembourg, Vlaams artsensyndicaat afd. Oost- en West- Vlaanderen en Vlaams artsensyndicaat afd. Antwerpen, Limburg en Vlaams-Brabant.

 

Date de publication: 30/05/2014