Association Belge des Syndicats Médicaux

Marc Moens: «La preuve que les hôpitaux sont responsables de l’augmentation des suppléments»

 

Dans le dossier des assurances hospitalisation et de l’augmentation des suppléments, médecins et hôpitaux sont manifestement à couteaux tirés… et la pression sur la cocote du budget hospitalier y est certainement pour quelque chose.

 

Pour Marc Moens (ABSyM et Vas), l’exclusion de 33 hôpitaux par DKV démontre que ce ne sont pas les médecins qui sont responsables de l’augmentation des suppléments, mais bien les établissements, qui répercutent leur budget qui explose sur le corps médical. Les médecins sont ainsi amenés à céder à l’hôpital une partie plus importante de leurs honoraires et réagissent en réclamant des suppléments plus élevés, alors même que les gestionnaires hospitaliers pourraient sensiblement rationaliser leurs dépenses.

 

Informatique et accréditation

«Nombre d’hôpitaux veulent par exemple acquérir des suites de logiciels sophistiquées dont le prix s’élève à plusieurs dizaines de millions, alors que les pouvoirs publics ne les financent qu’à hauteur de 400.000 euros au maximum – une infime fraction du coût total. Du coup, ils obligent leurs médecins à mettre la main au portefeuille et à débourser de 6.000 à 7.000 euros pour pouvoir utiliser l’outil. Ils s’efforcent également de couvrir les coûts en augmentant les suppléments… et on le reproche aux médecins, alors que ce sont les administrateurs qui en retirent les bénéfices.»

 

«Les hôpitaux feraient mieux d’investir les sommes colossales qu’ils consacrent à obtenir une accréditation via un audit externe auprès de la JCI ou du Niaz dans une suite informatique performante. Le groupe GZA vient de donner l’exemple et j’espère que d’autres vont suivre.»

 

S’agissant de l’accréditation, les autorités aussi en prennent pour leur grade: «À l’époque, le gouvernement flamand a sous-traité ce poste au secteur privé pour faire des économies, mais cela lui revient aujourd’hui comme un boomerang, notamment parce que l’actuel accord de gouvernement prévoit que la procédure d’inspection soit réexaminée et que l’inspection des soins se voie accorder une plus grande marge de manœuvre… »

 

Source: Le Spécialiste