Motivation de cette demande groupée : simplifier le processus pour le patient et partant, lever possiblement certaines réticences. Mais aussi soulager la pression dans les cabinets. La vaccination contre la grippe entraîne classiquement des défis organisationnels. Cette année, le coronavirus risque d’en ajouter une couche. C’est pourquoi l’ABSyM, le Cartel (dont fait partie le GBO) et le syndicat généraliste flamand AADM ont formulé deux suggestions aux cabinet De Block, Inami, SPF Santé publique et Afmps.

 

  • Primo : permettre au plus grand groupe prioritaire pour la vaccination tel que défini par le Conseil supérieur de la santé, à savoir les + de 50 ans, de pouvoir se présenter en pharmacie et, sur lecture de leur eID (pour vérifier leur âge), d’y retirer le vaccin, remboursé, sans ordonnance du MG. Autrement dit, on zappe le passage chez le médecin de famille pour y obtenir une prescription. Passage qui en temps de crise covid n’est pas le plus indiqué. Le ‘plan B’, l’envoi par la poste de l’ordonnance, serait « vu l’extension du groupe cible, également une lourde charge administrative », soulignent les syndicats médicaux, qui indiquent avoir préalablement sondé la réceptivité tant l’APB que de la Plate-forme flamande des patients à cette évolution. Pour les autres catégories de patients, le contact avec le MG serait maintenu.

 

  • Secundo : permettre l’application du tiers payant aux consultations d’administration du vaccin. Nombreux sont les MG à organiser des moments spécifiques à cette fin, mais cet automne, il faudra compter avec le contexte covid, argumentent les syndicats. Dès lors, pour conjuguer efficacité et sécurité, autant comprimer au maximum le contact entre les MG et les patients. Ce pourquoi ils suggèrent qu’on autorise l’application du TP pour ces consultations de vaccination.

 

Tant Luc Herry, pour l’ABSyM, que Paul De Munck, pour le GBO, nous confirment la réceptivité des autorités à ces suggestions évoquées hier soir en médico-mut. Il faut à présent, indiquent les syndicalistes, que la législation ‘médicaments’ soit adaptée en conséquence. Des arrêtés sont nécessaires, ce qui en affaires courantes risque de prendre un temps qu’on n’a plus. Un espoir : que la consigne d’appliquer ces principes puisse être donnée, avec un cadre juridique la venant la valider rétrospectivement... A suivre, donc. 

 

Source: Medi-Sphère