Association Belge des Syndicats Médicaux

Communiqué de l'ABSyM: L’ABSyM exige la libération du médecin condamné à mort, le Dr Ahmadreza Djalali

Bruxelles, le 31 octobre 2017

 

L’Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM) apprend avec effroi que le médecin urgentiste iranien, le Dr Ahmadreza Djalali, a été condamné à la peine de mort. Dans une lettre adressée à l’ambassadeur iranien à Bruxelles, l’ABSyM proteste contre cette condamnation à mort. L’ABSyM demande que le Premier ministre Charles Michel et son Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, mettent tout en œuvre pour empêcher l’exécution du Dr Djalali.

 

En sa qualité de professeur invité, le Dr Djalali, médecin irano-suédois spécialisé en médecine de catastrophe, est attaché à un groupe de recherche de la VUB et de l’université de Novara (Italie). L’année passée, au cours d’une mission professionnelle en Iran, il a été arrêté au motif d’‘espionnage pour le compte d’États ennemis’.  Le Dr Djalali représenterait ‘une menace pour la sécurité nationale’. Maintenant que les juges iraniens ont prononcé la peine de mort, la menace d’exécution qui pèse sur lui est effective.

 

La VUB et Amnesty International mènent depuis longtemps déjà une action visant à faire libérer le Dr Djalali. L’ABSyM se sent également implacablement concernée par le sort effroyable réservé à ce médecin. En tant que plus grand syndicat belge de médecins, l’ABSyM se sent également investie d’une mission éthico-humanitaire. La condamnation à mort qui, telle l’épée de Damoclès, pèse sur le Dr Djalali est une très grave violation des droits de l’homme. L’ABSyM s’y oppose et exige sa libération.

 

L’ABSyM a envoyé ce jour une lettre de protestation à l’attention de l’ambassadeur d’Iran en Belgique. Par le biais d’un courrier, le premier Ministre, Charles Michel, et le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, ont également été priés de se prononcer en faveur de la libération du Dr Djalali[1]. L’ABSyM enjoint aussi l’Association médicale mondiale (AMM) de venir en aide à ce dernier.

 

La demande de libération du Dr Djalali s’inscrit dans une tradition éthico-humanitaire ABSyM de longue date qui consiste à se pencher sur le sort des médecins persécutés. Cette tradition remonte à 1996, lorsque le Dr André Wynen, fondateur de l’ABSyM, s’est rendu au Chili pour s’insurger formellement auprès du dictateur de l’époque, Augusto Pinochet, contre l’emprisonnement de médecins qui avaient prodigué des soins médicaux aux membres de l’opposition.

 

Dr Marc Moens

Président de l’ABSyM

 

Si vous désirez soutenir le Dr Djalali et signer la pétition lancée par Amnesty International, VEUILLEZ CLIQUER ICI.


LISEZ ICI la réaction de notre Premier Ministre, M. Charles Michel.



[1] Voir liens dans le texte