Vaccination antipoliomyélitique de l’enfant et de l’adolescent

Avis n°9208A

En 2002, la région européenne de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été certifiée indemne de poliomyélite. Le dernier cas de poliomyélite autochtone a été déclaré dans la région européenne de l’OMS en novembre 1998 en Turquie. 

 

Actuellement, la “Global Polio Eradication Initiative” en concertation avec les différents acteurs concernés vise l’éradication au niveau mondial de tous les cas de polio liés aux poliovirus sauvages et aux poliovirus circulants dérivés des vaccins. Un des objectifs de ce plan vise à retirer tous les vaccins polio oraux (OPV) à moyen terme. Afin d’atteindre cet objectif, le vaccin polio oral bivalent (bOPV) remplace depuis mai 2016 le vaccin polio oral trivalent (tOPV) dans tous les pays où le tOPV était encore utilisé. 

 

Entre 2003 et 2010, 1.000 à 2.000 cas de polio liés à un poliovirus sauvage ont encore été signalés chaque année. Entre 2011 et 2014, il s'agissait de 650 à 359 cas. En 2015, 74 cas ont été rapportés, dont 54 au Pakistan et 20 en Afghanistan. Alors que le Nigéria avait été retiré de la liste des pays endémiques pour la polio en septembre 2015, quelques cas de poliovirus sauvage de type 1 y ont été rapportés en juillet et en août 2016. Il reste donc nécessaire de maintenir d'excellentes couvertures vaccinales, même dans les pays où la polio est absente depuis longtemps, afin d’éviter une éventuelle réimportation de poliovirus. En novembre 2015, l’OMS a annoncé que la propagation de la polio restait une « urgence de santé publique de portée internationale » (Public Health Emergency of International Concern - PHEIC) et a formulé des mesures additionnelles, entre autre pour les voyageurs. 

 

Un autre sujet d'inquiétude réside dans l'existence de foyers dus à des poliovirus circulants dérivés d'une souche de vaccin vivant atténué redevenue neurovirulente à la suite de mutations. En 2015, outre les 74 cas de poliomyélite dus au virus sauvage, 32 cas de polio liés à un poliovirus dérivé d’une souche vaccinale (PVDV) ont été signalés dans le monde, dont 2 en Ukraine. Ces épidémies liées aux PVDV ont en outre été prises en compte lors de la formulation des mesures additionnelles par l’OMS. 

 

Introduite en Belgique en 1958, la vaccination contre la poliomyélite a été rendue obligatoire en 1967 (Arrêté Royal publié le 26 octobre 1966). De 1967 à 2000, le vaccin oral vivant atténué (OPV) (Sabin) a été utilisé. Le Conseil Supérieur de la Santé a ensuite proposé de remplacer l'administration orale du vaccin vivant atténué (OPV) par l'injection du vaccin polio inactivé (IPV) étant donné le rapport risque/bénéfice du vaccin polio oral (OPV) défavorable en Belgique en raison, d'une part de l'absence de circulation du virus sauvage et, d'autre part du risque de paralysie flasque post-vaccinale. Le remplacement de l’OPV par l’IPV a été mis en application au 1er janvier 2001. Depuis cette date, le vaccin imposé pour la vaccination obligatoire est le vaccin injectable inactivé (IPV) (Salk) (Arrêtés ministériels des 18 septembre et 10 octobre 2000). 

 

En Belgique, le dernier cas de polio autochtone a été recensé en 1979, les deux derniers cas importés en 1989 et le dernier cas de paralysie flasque associée à la vaccination en 1999. La couverture vaccinale complète pour la vaccination anti-poliomyélite était en 2012 de 91.1% pour la région de Bruxelles-Capitale et de 93.2% pour la Flandre. En 2015, elle était de 92.9% pour la Wallonie. 

 

Depuis mai 2015, le nombre de personnes demandeuses d’asile et réfugiées arrivant en Europe, y compris en Belgique, a fortement augmenté. Ces personnes, lorsqu’elles sont issues de pays où la poliomyélite est encore endémique, constituent un groupe à risque pour la polio.

 

En 2002, la région européenne de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été certifiée indemne de poliomyélite. Le dernier cas de poliomyélite autochtone a été déclaré dans la région européenne de l’OMS en novembre 1998 en Turquie. 

 

Actuellement, la “Global Polio Eradication Initiative” en concertation avec les différents acteurs concernés vise l’éradication au niveau mondial de tous les cas de polio liés aux poliovirus sauvages et aux poliovirus circulants dérivés des vaccins. Un des objectifs de ce plan vise à retirer tous les vaccins polio oraux (OPV) à moyen terme. Afin d’atteindre cet objectif, le vaccin polio oral bivalent (bOPV) remplace depuis mai 2016 le vaccin polio oral trivalent (tOPV) dans tous les pays où le tOPV était encore utilisé. 

 

Entre 2003 et 2010, 1.000 à 2.000 cas de polio liés à un poliovirus sauvage ont encore été signalés chaque année. Entre 2011 et 2014, il s'agissait de 650 à 359 cas. En 2015, 74 cas ont été rapportés, dont 54 au Pakistan et 20 en Afghanistan. Alors que le Nigéria avait été retiré de la liste des pays endémiques pour la polio en septembre 2015, quelques cas de poliovirus sauvage de type 1 y ont été rapportés en juillet et en août 2016. Il reste donc nécessaire de maintenir d'excellentes couvertures vaccinales, même dans les pays où la polio est absente depuis longtemps, afin d’éviter une éventuelle réimportation de poliovirus. 

 

En novembre 2015, l’OMS a annoncé que la propagation de la polio restait une « urgence de santé publique de portée internationale » (Public Health Emergency of International Concern - PHEIC) et a formulé des mesures additionnelles, entre autre pour les voyageurs. 

 

Un autre sujet d'inquiétude réside dans l'existence de foyers dus à des poliovirus circulants dérivés d'une souche de vaccin vivant atténuée redevenue neurovirulente à la suite de mutations. En 2015, outre les 74 cas de poliomyélite dus au virus sauvage, 32 cas de polio liés à un poliovirus dérivé d’une souche vaccinale (PVDV) ont été signalés dans le monde, dont 2 en Ukraine. Ces épidémies liées aux PVDV ont en outre été prises en compte lors de la formulation des mesures additionnelles par l’OMS. 

 

Introduite en Belgique en 1958, la vaccination contre la poliomyélite a été rendue obligatoire en 1967 (Arrêté Royal publié le 26 octobre 1966). De 1967 à 2000, le vaccin oral vivant atténué (OPV) (Sabin) a été utilisé. Le Conseil Supérieur de la Santé a ensuite proposé de remplacer l'administration orale du vaccin vivant atténué (OPV) par l'injection du vaccin polio inactivé (IPV) étant donné le rapport risque/bénéfice du vaccin polio oral (OPV) défavorable en Belgique en raison, d'une part de l'absence de circulation du virus sauvage et, d'autre part du risque de paralysie flasque post-vaccinale. Le remplacement de l’OPV par l’IPV a été mis en application au 1er janvier 2001. Depuis cette date, le vaccin imposé pour la vaccination obligatoire est le vaccin injectable inactivé (IPV) (Salk) (Arrêtés ministériels des 18 septembre et 10 octobre 2000). 

 

En Belgique, le dernier cas de polio autochtone a été recensé en 1979, les deux derniers cas importés en 1989 et le dernier cas de paralysie flasque associée à la vaccination en 1999. La couverture vaccinale complète pour la vaccination anti-poliomyélite était en 2012 de 91.1% pour la région de Bruxelles-Capitale et de 93.2% pour la Flandre. En 2015, elle était de 92.9% pour la Wallonie.

 

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Date de publication: 31/01/2017
 

KCE