Réponse à la lettre des ministres concernant « les effets potentiels de la crise de la dioxine »

Avis n° 9289

Un article, à propos d’une étude prospective sur les relations entre l’exposition à des contaminants organochlorés et au cadmium, a été publiée récemment dans l’International Journal of Hygiene and Environmental Health (Van Larebeke et al., 2015). Des déclarations du prof. Van Larebeke (UGent et VUB) ont fait l’objet d’un communiqué de presse le 23 avril 2015 déclarant que « la crise belge de la dioxine » de 1999 pourrait être responsable d’une augmentation de cas de cancer (environ 20.000), de diabète (22.000) et d’hypertension artérielle (24.000). Ce communiqué a trouvé un large écho dans les médias.


Les ministres fédéraux de la Santé publique, Maggie De Block, et de l’Agriculture, Willy Borsus, ont exprimé, dans une lettre commune datée du 23 avril 2015, le souhait que le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) analyse la nouvelle étude de Van Larebeke et al. (2015) « afin d’établir si elle met en évidence des risques et/ou effets de la crise de la dioxine non décelés à ce jour, de même que les raisons qui amènent le prof. Van Larebeke à des conclusions très différentes de celles d’autres scientifiques ». Les deux ministres ont en outre demandé que le CSS fasse appel à l’appui du Comité Scientifique (SciCom) de l’AFSCA pour les aspects liés à la sécurité de la chaine alimentaire. Un groupe de travail mixte CSS-SciCom a été constitué pour répondre à cette demande.

Deux possibilités ont été envisagées:
- soit une réponse qui se limite aux deux questions posées par les ministres ;
- soit une réévaluation de la problématique des dioxines depuis le dernier avis émis par le CSS en 2001, dont le prof. J. Willems était le coordinateur-rapporteur.
Vu l’urgence mentionnée dans la lettre des ministres, le CSS et le SciCom ont opté pour la première formule.

 

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Date de publication: 07/12/2015
 

KCE