En route pour la santé: les effets environnementaux du trafic sur la santé

Avis n° 8603

Dans le cadre de son développement économique, la Belgique s’investit notamment dans sa fonction logistique de pays de transit. Le transport et la mobilité ne sont toutefois pas dissociables de la santé. Le présent rapport inventorie les effets tant positifs que négatifs du transport et de la mobilité sur la santé : pollution atmosphérique, bruit, accidents de la circulation, effets psychosociaux et impact sur l’activité physique. Il s’attarde aussi quelque peu non seulement sur les risques pour la santé mais également sur les valeurs actuelles d’émission et d’immission des polluants et a constaté que la Belgique enregistre souvent des résultats médiocres par rapport aux pays voisins et aux normes sanitaires.
Le lien entre le transport et la santé étant scientifiquement établi, le Conseil Supérieur de la Santé plaide pour une meilleure intégration des deux domaines s’appuyant sur deux axes : d’une part, des décisions politiques en matière de mobilité partant du principe que le transport exerce une influence réelle sur la santé sont nécessaires, d’autre part, les effets positifs et négatifs de la mobilité devraient être pris en compte dès le début du processus décisionnel. L’objectif est de prévenir les effets négatifs de la mobilité et de stimuler les effets positifs le plus tôt possible dans le processus.
L’intégration possède une dimension tant horizontale que verticale. Horizontalement, l’impact des matières politiques connexes, ayant un effet dérivé sur la mobilité, telles que l’économie, l’emploi, la culture, le bien-être, etc. est prise en compte. Verticalement, la réglementation de nos pays voisins est mise en concordance.
Bien qu’il soit difficile d’analyser les effets sur la santé dans tous leurs aspects, des analyses intégrées d’impact du transport sur la santé sont nécessaires pour organiser la politique. Ces analyses examinent les processus tels qu’ils se produisent dans le monde réel, avec toutes les incertitudes et interactions mutuelles y afférentes. Elles permettent dès lors non seulement d’estimer les effets (tant positifs que négatifs) mais aussi d’amorcer les interventions influençant ces effets.

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Date de publication: 03/12/2015
 

KCE