Les médecins généralistes reçoivent un soutien dans 20 langues différentes

La ministre Maggie De Block: "Avec ce projet, nous rendons notre première ligne de soins plus accessible pour les patients les plus vulnérables de notre société.”

Notre pays s’est fortement diversifié ces dernières décennies sur le plan multiculturel. Les conséquences pour les soins de santé sont importantes : beaucoup de patients ne parlent ni français, ni néerlandais. Ou ils ne maitrisent pas suffisamment ces langues pour communiquer clairement et efficacement avec leurs médecins et leurs soignants. Les différences culturelles peuvent aussi compliquer le contact entre les prestataires de soins et les patients. 

Le SPF Santé publique et l’INAMI ont commencé à organiser et à financer des médiations interculturelles dans les hôpitaux dès 1999. Ces médiations tentent de résoudre autant que possible les problèmes de langue et de culture. Depuis quelques années, les médiateurs peuvent aussi être contactés à distance via une plateforme sécurisée de vidéoconférence. Les médecins et le personnel paramédical des hôpitaux, quelques maisons médicales et des services médicaux de Fedasil ont déjà accès à un pool d’une centaine de médiateurs qui, ensemble, parlent 20 langues différentes. En 2015, plus de 5000 consultations ont bénéficié de leur soutien.

A présent, les médecins généralistes ont également la possibilité de tester cette assistance dans leur pratique. Le SPF Santé publique et l’INAMI recherchent 120 candidats. Le service pourrait ensuite être étendu à tous les médecins traitants.

Via une application, le prestataire de soins pourra joindre un médiateur interculturel qui parle la langue du patient et est disponible au moment souhaité. Pour les langues les plus demandées (Arabe-Marocain, Russe, Roumain et Turc), un médiateur est constamment disponible durant les heures de bureau. La communication passe via un lien sécurisé et est totalement gratuite, tant pour le médecin que pour le patient. 

Les médecins généralistes ont reçu un mail dans leur e-healthbox au début du mois de mars les invitant à se porter candidat  pour ce projet-pilote. Ils peuvent encore s’inscrire jusqu’au 28 avril 2017 via le site du SPF Santé publique, qui soutiendra les participants.

 

Source : INAMI

Date de publication: 16/04/2017