19/02/14 Soins de santé : Améliorer l’efficience, lutter contre le gaspillage et la fraude

La presse titrait le19 février que notre système de soins de santé court à la faillite, victime du gaspillage et de la résignation du monde politique. Ces articles de presse s’inspirent d’analyses et de constats du professeur Lieven Annemans dans un ouvrage à paraître.
Il est évident qu’une croissance effrénée des dépenses, indépendamment des possibilités financières, et aveugle à l’évolution de la croissance économique, entraînerait en effet d’importants problèmes.
Toutefois, la pérennité financière des soins de santé ést une priorité du gouvernement et de l’INAMI.
Un budget 2013 sous contrôle
Cependant, ces dernières années de crise montrent qu’il faut vivre selon ses moyens. La norme de croissance a été abaissée de 4,5 % à 3 % en termes réels. D’après les chiffres les plus récents dont dispose l’INAMI pour l’année 2013, les dépenses nominales n’augmentent que d’environ 2,5 %.
Des mesures pour davantage d’efficience, et moins de gaspillage et de fraude
Tout un chacun sait que les moyens mis en oeuvre dans le secteur des soins de santé doivent être utilisés plus efficacement. Récemment, une taskforce au sein de l’INAMI (voir plus d’info) a déterminé, en concertation avec les partenaires, une série de mesures pour améliorer l’efficience et pour lutter contre le gaspillage et la fraude. Quelques exemples :

  • responsabilisation des hôpitaux en cas de nouvelle admission dans les 10 jours après une précédente hospitalisation : limitation à 82 % des montants forfaitaires par admission
  • accords sur une facturation transparente par les dispensateurs de soins
  • mesures en matière de soins infirmiers, accompagnées entre autres de nouvelles directives pour l’évaluation de l’autonomie des patients (application uniforme de l’échelle de Katz) par les praticiens de l’art infirmier
  •  exécution de la feuille de route « e-Health » pour l’informatisation des soins de santé : on veut ainsi améliorer la qualité des soins, réduire la charge administrative pour les patients, les dispensateurs de soins et les mutualités, et utiliser les données disponibles de façon optimale pour l’exécution de la politique de santé
  • adaptation et extension des instruments et procédures existants pour lutter contre la fraude :
    • mise en place d’une approche intégrée entre tous les services concernés. Le Service d’évaluation et contrôle médicaux réalise plusieurs projets d’évaluation et de contrôle thématiques axés sur la surconsommation. Des travaux sont en cours pour la création d’une Commission anti-fraude, en collaboration avec les autorités judiciaires
    • définition de règles en matière de surconsommation : des commissions installées au sein de l’INAMI proposeront des indicateurs
    • retrait du numéro INAMI en cas de fraude avérée.

Un projet de loi visant à concrétiser une série de mesures est en cours de discussion au Parlement.

Des évolutions scientifiques et de l’information

Nous soulignons :

  • notre collaboration intensive avec le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) grâce à laquelle la médecine factuelle (« evidenced based medicine ») occupe ces dernières années une place de plus en plus importante dans le processus décisionnel
  • nos actions pour informer et sensibiliser les dispensateurs de soins, et les résultats positifs engrangés dans ce domaine (par exemple : antibiotiques, exposition aux radiations, etc.).

Une vigilance et des corrections permanentes
Il est évident pour tous les décideurs politiques que des corrections sont et demeureront nécessaires dans le secteur des soins de santé.
La réforme du financement des hôpitaux en préparation est un bel exemple d’approche concrète en la matière.
Une autre illustration : le document intitulé« Balises pour le futur » rédigé par l’administration de l’INAMI à l’occasion des 50 ans de l’INAMI.
Par la concertation, nous devons poursuivre l’optimalisation du système. Le dialogue paie toujours.
Plus d’infos

Contact presse
Sandrine Bingen, Cellule communication INAMI : 02 739 72 06, communication@inami.fgov.be
Tous les communiqués de presse de l’INAMI sont accessibles sur www.inami.be

Date de publication: 20/02/2014