24/10/13 Réaction ABSyM concernant la feuille de route

L'ABSyM reste sceptique après la publication de la feuille de route

La publication de ce midi de la feuille de route de la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Laurette Onkelinx pour la réforme du financement des hôpitaux ne convainc pas l'Association belge des syndicats médicaux (ABSyM). Le financement forfaitaire prospectif a des effets pervers que le rapport du KCE n'a pas pu ou n'a pas souhaité réfuter. Les gestionnaires d'hôpitaux également ne sont pas certains de vouloir s'engager dans cette voie.

 

La feuille de route annoncée pour la réforme du financement des hôpitaux est sur la table. Différents acteurs de la santé, y compris les médecins et l'ABSyM, réclamaient depuis des années une simplification des méthodes de financement incroyablement dépassées. Cependant, avec les projets proposant un financement forfaitaire prospectif, il semble que le remède sera pire que le mal.

 

En prétextant une amélioration de la qualité et de l'accessibilité des soins, la ministre Onkelinx tente – pour des considérations électorales qui lui sont propres – de vendre à la communauté le concept d'un financement prospectif sur base des pathologies traitées. Le récent rapport du KCE indique que cette forme de financement ne porte pas préjudice à la qualité. Mais le rapport n'est en aucun cas en mesure de prouver que les patients bénéficient de davantage de qualité ou que l'accessibilité des soins est renforcée.

 

L'ABSyM est particulièrement inquiète à la suite d'une enquête réalisée récemment auprès des gestionnaires d'hôpitaux belges concernant les projets de réforme du financement des hôpitaux. Ainsi, 42% des gestionnaires/directeurs ont indiqué ne pas être d'accord avec cette forme de financement. Le même panel a déclaré à 80% que cela ne profitera pas à la qualité et 82% des gestionnaires interrogées affirment que l'accessibilité ne sera pas améliorée.

 

Ce qui prouve bien que les gestionnaires d'hôpitaux mettent de l'eau dans leur vin dans cette discussion, en ce sens que, pour eux, la rentabilité de leur hôpital arrive en premier et que le patient ne vient qu'ensuite.

 

Le Dr Marc Moens, Vice-président de l’ABSyM

Date de publication: 24/10/2013