Mot du Président Dr Roland Lemye

Les sites, sans parler de Facebook, Twitter et autres blogs sont devenus la façon moderne de communiquer.
L'information n'est plus ni le monopole des pouvoirs quels qu'ils soient ni celui des journalistes. Chacun veut observer à sa manière et émettre son jugement. Et cela marche...
Un seul mot d'ordre "indignez-vous" peut révolutionner le monde. Il y a tant d'indignés et de frustrés ! Qu'ils canalisent leur indignation et tout peut changer ! Malheureusement, l'indignation et la frustration sont souvent les seuls points communs et si les gens viennent par milliers crier leur colère, le risque est grand que rien ne change ou que des révolutions soient détournées de leurs objectifs pour servir des intérêts extrémistes.
Nous avons tous besoin des autres pour aboutir mais aboutir à quoi?
L'ABSyM a 50 ans. Le monde a bien changé en 50 ans. La médecine a plus changé en 50 ans que durant les milliers d'années qui ont précédé.
Ne devons-nous pas adapter notre philosophie et nos objectifs à ces changements ? Nos interlocuteurs nous parlent sans cesse de modernisation, forfaitarisation des hôpitaux, échelonnement, substitution, récolte de données,...
Plus que jamais, nous ressentons des différences de mentalité entre les générations. Sommes-nous trop conservateurs ? Ça vaut la peine de se poser la question. La réponse ne serait-elle pas plutôt qu’il faut évoluer et même être progressiste à condition de ne pas perdre les valeurs fondamentales qui constituent notre raison d’être.
Notre idéal de médecin est basé sur la confiance du patient. Il n’y a pas de relation thérapeutique sans cette confiance du patient. Cette confiance est conditionnée par la certitude que le malade ne peut avoir que si notre attitude le lui garantit, que tout ce que le médecin apprendra à son sujet sera couvert par le secret professionnel. Il doit être convaincu que le médecin agit avant tout dans son intérêt à lui malade et enfin, si sa confiance est ébranlée, il doit pouvoir changer de médecin sans entrave ni financière ni administrative.
En dehors de ces principes fondamentaux que nous considérons non pas comme des privilèges des médecins mais bien des droits des patients, tout peut évoluer.
Les médecins veulent travailler en groupe. Pourquoi pas ? Nous sommes prêts à leur faciliter la tâche s’ils respectent ces principes.
Ils veulent travailler moins, avoir une vie privée. C’est bien normal, nous devons rechercher des solutions.
Le monde s’informatise, les médecins ont besoin de communiquer. C’est une réalité qu’on ne peut nier à condition de garantir au patient la confidentialité.
Le tout est de trouver les solutions ensemble et les réaliser sur le terrain. Pour cela, il faut que le corps médical soit fort et uni.
De plus, dans un monde où le patient veut aussi être émancipé, une condition de l’avenir est aussi de dialoguer avec le monde des patients fait d’associations.
Dr Roland Lemye
Président de l'ABSyM
Nos valeurs
Pour l'ABSYM, construire la médecine de demain, c'est continuer à défendre les médecins et leurs patients. Nous ne sommes pas là pour faire plaisir au politique ou aux mutuelles. Nous sommes là pour défendre une médecine qui part des valeurs et des intérêts des médecins et de leurs patients.
